Un peu plus sur les dindons sauvages

Comme je le disais dans un message précédent, nous avons, depuis peu, la visite régulière d'un dindon sauvage (Meagris gallopavo, Phasianidés, Galliformes) sous nos mangeoires. Il vient le matin vers 7 heures, reste une bonne partie de la matinée, revient brièvement faire un tour en début de soirée et disparait jusqu'au lendemain. Nous l'avons appelé Gaston.

Depuis deux jours, ils viennent à deux. Ce n'est pas surprenant puisque les dindons vivent plus tôt en troupes, surtout en hiver. Nous avons baptisé le deuxième Blanche en raison de la couleur de sa calotte. 

Il s'agit probablement de deux mâles, car seulement 10 à 20 % des femelles portent la barbe, cette touffe de plume qui pend de la poitrine. En outre, au printemps, au moment de la reproduction, les troupes se fragmentent et les mâles deviennent solitaires, ou forment des duos qui vont parader.

En les observant, nous avons remarqué que les dindons font peur aux écureuils gris qui les fuient comme la peste. À l'inverse, la plus grande crainte des dindons sont les chiens, probablement parce que leur plus grand prédateur est le coyote, après l'homme évidemment. Un jappement les fait se dresser et les tient en alerte. S'ils voient un chien au loin, ils s'enfuient en courant (c'est assez impressionnant). D'où l'importance de tenir son chien en laisse et de rester dans les sentiers; des consignes qui ne sont malheureusement pas respecter par les riverains du boisé qui se croient tout seuls dans le bois. 

Un dernier point: de temps en temps, ils émettent un léger gloussement que l'on peut entendre au début et à la fin de la vidéo, probablement un son de contact. Ah oui, j'oubliais. Ils aiment les graines de bardane. Ils cueillent les fruits, les secouent et vont ensuite picorer les graines qui ont été libérées. Ils s'en collent aussi sur le dos (voir la fin de la vidéo).

Grosse semaine

Cette semaine fut riche en émotions. Le 18 mars, les trois premiers carouges à épaulettes sont venus grincer dans le jardin. Nous les attendions avec impatience puisque le retour de ces migrateurs est un signe de printemps à venir et que le journal du jardin indiquait le 11 comme date d'arrivée, l'année dernière. 

Et puis, le 20, c'est un dindon sauvage qui est venu faire un tour sous nos mangeoires. Je dois avouer que nous l'espérions, car un troupeau est vu régulièrement, à quelques rues de là, dans le parc Michel-Chartrand, et le boisé du Tremblay dont nous sommes riverains est un habitat propice. Depuis, il revient régulièrement, mais cela ne durera pas. Connaissant mes contemporains, il y en aura bientôt pour se plaindre des dangers de la Dinde noire (comme l'ont déjà surnommée les média ignorants) et de ses nuisances. Lesquelles ? Je me le demande encore, mais je ne suis pas inquiet; l'humanité excelle dans l'art de se débarrasser de ce qui lui est trop étranger. 

Un 5 mars dans le Boisé du Tremblay

Décidément, l'année commence sous le signe de la chouette rayée dans le boisé du Tremblay.  Celle-ci est venue se percher derrière chez nous, probablement attirée par les écureuils qui tournent autour de nos mangeoires. Il est encore trop tôt pour dormir la fenêtre ouverte, mais j'imagine qu'on doit commencer à les entendre, car la saison des amours est commencée.

On ne remerciera jamais assez Tommy Montpetit qui s'est battu et se bat encore pour la conservation du boisé et de ses trésors.