Vers la fin, tout s'accélère

Avant, le combat était plus égal. À la fin de la journée, on comptait à peine plus d'arbres abattus que d'hommes fourbus. À la scie ou à la hache, on y pensait à deux fois avant de faire couler la sueur et la sève.

Aujourd'hui, il suffit à un seul homme de tirer sur le cordon de sa tronçonneuse pour coucher une quinzaine de gros arbres en une journée de travail. L'odeur de l'essence a remplacé celle des résines et le vacarme des moteurs couvre le craquement sinistre des arbres qui tombent.